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Le patrimoine historique de Roquemaure est riche. Le descriptif ci-dessous des divers monuments de Roquemaure existant encore aujourd'hui en est un témoignage vivant.

LE CHATEAU DE ROQUEMAURE
La plus ancienne mention que nous en ayons date de 1209.
Or à cette époque, le Comte de Toulouse, Raymond VI était accusé par l’église de Rome de complaisance à l’égard de l’hérésie cathare qui se développait sur ses terres. En signe de soumission, il céda 9 châteaux à l’église, dont ceux de Morans, Oppède, Fourques, Montferran, Beaume et Roquemaure.
Mécontents, les habitants embrassèrent la religion cathare ce qui aura des conséquences pour l’histoire de la communauté.

Ce château a été un des plus grands du Languedoc. Aujourd’hui, seule la tour, dite des carthaginois, se dresse sur son piédestal de roche, ainsi qu’une tour ronde (dite de la reine).
Autrefois, le château de Roquemaure était entouré de 7 tours, les murailles avaient plus de 4.5 mètres d’épaisseur. St Louis fit construire une 3ème enceinte et une chapelle sur le modèle de la Ste Chapelle à Paris.
Elu Pape français sous le nom de Clément V, Bertrand de Goth, originaire de Guyenne fut le 1er Pape français et le 1er Pape d’Avignon couronné à Lyon, il vint à Roquemaure accompagné du roi de France.

St Louis séjourna au château avant de s’embarquer à Aigues-Mortes pour la Croisade. Il fit du château un magasin réserve pour les croisades.
Clément V qui séjournait le plus souvent près de Carpentras se sentant bien malade décida de retourner dans sa Guyenne natale. Il arriva au château le 9 Avril 1314 et ajouta un codocycle à son testament léguant le plus clair de sa fortune à son neveu qui s’appelait comme lui Bertrand de Goth. Le 20 Avril, il décédera dans ce château. Ses serviteurs occupés à fouiller les bagages pour s’emparer de tout ce qu’ils pouvaient, ne prêtèrent aucune attention au catafalque sur lequel un cierge s’était renversé, et le corps du Pape se consuma de moitié.
Cette anecdote servit de prétexte à Jean XXII pour contester l’héritage à Bertrand de Goth. Le droit canon de l’époque précisait que l’héritage devait aller à celui qui avait la dépouille mortelle. Ce qui donna lieu à de nombreux procès.

En 1354, Léger de Polignac, viguier de Roquemaure et capitaine de château fit creuser un fossé entre les remparts du château et la ville afin de se défendre contre le Prince de Galle qui avançait vers le Rhône.

Le château fut occupé au XIVème siècle par le famille de Guise
En 1373, le Duc d’Anjou gouverneur du Languedoc et frère du roi Charles V, avant de partir pour l’Italie à la tête d’une armée de 30 000 hommes, laissa son épouse Marie de Bretagne au château et demanda aux habitants de veiller sur sa sécurité sans préjudice pour les privilèges.

En 1562, le Baron des Adrets originaire du Dauphiné qui occupait le château de Mornas s’était rendu célèbre par sa cruauté. Par jeu, il faisait sauter ses prisonniers du haut de la falaise de Mornas.

Le baron des Adrets séjourna de 1562 à 1567 à Roquemaure, il prit le château de Roquemaure en 1562 et le saccagea.

En 1590, le Gouverneur du château obligea les habitants à s’enfermer dans le château et se révolta contre le pouvoir légitime. Il fit abattre les maisons trop proches des murailles afin que l’armée royale ne puisse l’atteindre.
Le Duc de Guise, Charles de Lorraine, fils de Henri le Balafré fut chargé de le réduire. De Guise campa au midi du château et logea ses chevaux et sa cavalerie dans l’église qui perdra à cette occasion sa chaire de marbre.
Le château fut pris et les habitants dédommagés.

Le château a été vendu comme bien national après la révolution et exploité comme carrière de pierre. D’après les termes de la vente, un espace de quatre mètres de chaque côté de la tour devait être laissé. Il n’en a rien été et si la tour existe encore aujourd’hui c’est que l’exploitation du rocher cessa, les maçons n’ayant plus besoin de pierre à bâtir.

La légende veut que Charles IX ait signé dans ce château le décret faisant commencer l’année civile au 1er Janvier au lieu du 1er Avril.

LA COLLEGIALE DE ROQUEMAURE
Présentation :
Clément V s’installa à Avignon en 1309.
En 1310, il confia le bénéfice de l’église Ste Marie (Notre Dame de la purification, construite dans l’enceinte du château de Roquemaure) à Bertrand de Poujet. Après le décès de Clément V le second pape fut Jean XXII plus ou moins parent de Bertrand de Poujet.
Bertrand de Poujet était né au Poujet, lieu dit près de Castelnau de Montradier diocèse de Cahors vers 1280.
Une de ses sœurs aurait épousé un parent par alliance de Jacques de Duèze futur Jean XXII. Bertrand de Poujet sera promu dès la première nomination de cardinaux faite à Avignon le 17 Décembre 1316 avec deux autres neveux du Pape et devient Cardinal évêque d ‘Ostie. Jugeant l’église Ste Marie trop petite et peu commode, il décida d’en bâtir une autre sous le patronyme de St Jean Baptiste et St Jean l’Evangéliste.

Les travaux de construction de cette église débutèrent en 1329 sur un terrain appelé « Jardin du Roi » avec le produit de la vente de terres et de bois d’un certain Bonafoy qui en avait été dépossédé à la suite d’un procès. Ces travaux durèrent un vingtaine d’années. Mais le cardinal avait vu trop grand et les Roquemaurois ne purent subvenir aux dépenses prévues. Les travaux cessèrent lorsque les murs, le cœur, l’abside et les deux chapelles du fond furent construits.
On recouvrit la nef d’une épaisse charpente. C’est au fil du temps que les autres chapelles furent construites. Les aménagements durèrent jusqu’au XIXème siècle. Dès 1321, un acte donnait la propriété de la future église à Bertrand de Poujet.
L’église fut ouverte au culte en 1335, puis élevée au rang de collégiale par un bref de Clément VI en 1345 ; avec un chapitre de 12 abbés parmi lesquels étaient élus un doyen et un sacristain.
Le chapitre était logé dans une maison construite à cet effet par le Cardinal Bertrand de Poujet.

A la suite d’un différend avec les roquemaurois, le Cardinal s’en était allé à Villeneuve les Avignon où sa livrée cardinalice existe toujours sur la montée du Fort St André.


L’église :
On peut considérer qu’elle est inachevée : les pentes du toit ne correspondent pas à celles du fronton de façade, donc l’église n’a jamais reçu le toit prévu lors de sa conception.


Les chapelles :
Si on observe les murs extérieurs, on constate que les chapelles sont juxtaposées, il n’y a aucune continuité dans la maçonnerie des murs.
Les toitures des chapelles sont moins inclinées que celle de l’église elle-même.
Ces chapelles ont été construites à des époques différentes et dédiées pour la plupart à des saints patrons de confréries de métiers :
- Chapelle St Vincent (autrefois St Joseph) : St patron des vignerons (culte récent)
- Chapelle St Eloi : St patron des maréchaux ferrants et des orfèvres
- Chapelle St Nicolas et St Pierre : St patron des mariniers et des portefaix
- Chapelle St Blaise : St patron des carriers.

Mais, la chapelle de le vierge fut la première à être construite en 1345.


Le « Minuit Chrétien » :
Dès 1835, on avait commencé la construction d’un pont suspendu sur le Rhône mais les crues violentes du fleuve retardèrent les travaux et ruinèrent plusieurs concessionnaires.
En 1842, Pierre Laurey devint le dernier concessionnaire.
En Janvier 1847, un nouveau curé, l’Abbé Nicolas Petit Jean est nommé curé de Notre Dame de Roquemaure alors que la collégiale est dédiée à St jean Baptiste et St Jean l’Evangéliste, Notre Dame étant le nom de la 1ère église.
Dès le 2 Mai, il fit commander les vitraux du chœur et l’agneau au-dessus du chœur aux ateliers Thévenots de Clermont-Ferrand : les deux St Jean et Marie.
Pour célébrer leur installation, on prépara une messe de Noël exceptionnelle.
Les dames de la paroisse sollicitèrent un poète local, Placide Cappeau pour un poème que Mme Laurey, chanteuse et amie d’Adolphe Adam envoya au compositeur. Ce poème fut interprété pour la 1ère fois le 25 Décembre 1847 par Mme Laurey accompagnée par l’orgue.
Ce chant n’est autre que le minuit chrétien.


Les Orgues Historiques :
L’instrument a été conçu et créé par les Frères JULIEN DE MARSEILLE en 1690. Inconnu pendant plusieurs siècles, c’est à la suite de la découverte d’un devis pour le compte du Couvent des Cordeliers en Avignon que l’identification a été faite entre ce document et l’instrument qui résonne dans l’église.
L’orgue des Eustaches, brûlé lors de la tourmente révolutionnaire, a donc été remplacé par celui-ci qui a été sans doute vendu en Avignon comme bien national et alors acheté par le conseil de fabrique de Roquemaure.
La facture de cet orgue, dont certains éléments sont construits sur des techniques du Moyen-Age, en font un instrument d’une rare qualité et l’objet de curiosités et d’études d’organistes célèbres ou d’écoles de facteurs d’orgues.
De nombreux enregistrements, par des Maîtres Organistes, l’ont fait connaître dans le monde entier. Le buffet agrémenté de deux tours date du XVIIIème siècle et cache les mille tuyaux de l’instrument.


CHAPELLE SAINT JOSEPH DES CHAMPS
La chapelle, aujourd'hui située sur la route nationale 576 (route de Nîmes, à 2 km de Roquemaure), se trouvait autrefois sue la grande voie du Dauphiné au Languedoc, qui franchissait le Rhône à Pont-Saint Esprit, ou plus bas, par bac ou bateau. Sans doute très tôt, un petit édicule chrétien fut-il élevé sur les ruines d'une petite agglomération dont on a trouvé trace, tant par des poteries que par des sépultures.

On sait que, vers 798, les Sarrazins furent battus dans la plaine de Rochefort par Charlemagne qui fit alors construire en reconnaissance une chapelle sur la montagne de Rochefort, fort fréquenté par les pèlerins et voyageurs. Sur cette même « voie » on trouve également, dès le Xème siècle et peut-être avant, la chapelle de Saint Agricol de Albaredo (aujourd'hui de Clary). Il paraît vraisemblable que très tôt, sur cette même « voie » passagère, une petite chapelle ait été construite vers les XIIeme et XIIIeme siècles dans les champs qui entouraient la cité de Roquemaure.

L'édifice, tel qu'on le voit aujourd'hui ne ressemble en rien à celui édifié autrefois. Cet ensemble a subi nombre de modifications à travers les âges et l'on en voit les traces lorsqu'on le contourne, au point que l'on peut parler des deux chapelles de Saint Joseph. En effet, un agrandissement important a été réalisé vers la fin du XVIIeme siècle ou tout au début du XVIIIeme. La partie la plus ancienne qui serait la première chapelle a été modifiée ; Il s'agit de ce qui paraît être une « avancée » et que Mgr de Gontéry nomme « Vestibule ». Lorsqu'on regarde de prés, sur les côtés, la reconstruction de ce qui est la chapelle, on remarque à la jonction de la partie antérieure, un ajout ; les murs viennent en quelque sorte comme un étau, enserrer le premier édifice. Ce n'est pas lui qui a été placé devant la chapelle, c'est elle qui est venue par derrière pour l'enserrer et de ce fait l'agrandir.

On fait la même constatation de l'intérieur, en se tournant vers l'actuelle entrée. Le mur de fond de la chapelle première a été démoli, pour faire une entrée à la chapelle agrandie et l'on remarque que l'arc surmonté au sommet par une tête d'ange entouré d'ailes est nettement postérieur à l'édifice, tant par le style que par la qualité de la pierre. Les côtés montrent bien les dimensions et les pierres de ce qui était le mur extérieur.
Le devant de la première chapelle a, lui aussi, subi des transformations, sans doute pour réduire la vaste entrée, par la générosité d'une baillesse dont le nom se trouve gravé à l'intérieur, au-dessus de la porte. On remarque, très visible, l'arc roman plein cintre de l'ancienne entrée, en pierres douces que les siècles ont usé. Cette entrée a été réduite par la mise en place d'une nouvelle porte, sans doute au XVIIIeme siècle, si l'on se réfère à l'inscription de la pierre taillé sur laquelle on peut lire : « Thérèse Puinée Roux, Baillesse de cette chapelle 1771 ». Aujourd'hui, la nouvelle entrée, de forme rectangulaire, est entourée de deux fenêtres munies de barreaux entrecroisées de fort bonne qualité. Sur le fronton de la porte, une inscription invoque la protection du Saint : « Saint Joseph, priez pour nous ».
Tout au fond de cette chapelle se trouvait l'autel, disparu lors de la démolition du mur pour l'agrandissement et dont il reste encore quelques pierres, au sol, contre les murs latéraux de la nouvelle chapelle.

On sait approximativement la date de ces transformations et de l'agrandissement, par une visite de l'archevêque d'Avignon, en 1707. Le sieur Rochet, Commissaire qui relate la visite, écrit ; « il y a un vestibule où était autrefois l'autel qui a été changé depuis la bâtisse (construction) de la dite chapelle ». Ce texte fait référence à un événement connu, et qui malgré l'expression « autrefois » ne semble pas reporter loin dans le temps la réalisation de cette « bâtisse-construction ». On peut donc envisager la fin du siècle précédent, comme date de ces travaux. Mais sont-ils finis ? La nouvelle chapelle ne possède pas de voûte et la toiture apparaît à l'oeil, contrairement à la chapelle première dont la voûte plein cintre ne permet pas de voir la charpente. La question de savoir pourquoi elle n'a pas été terminée se heurte au silence de l'histoire et les différentes visites épiscopales ne signalent jamais la chapelle inachevée. Mgr de Gontéry la trouve au contraire « fort propre et fort grande ». Faut-il penser que la voûte n'avait pas été prévue ?

Une autre question se pose si l'on regarde la face est. Le mur de l'autel porte, à l'extérieur, les traces de deux belles fenêtres, en bel appareil de pierres taillées et posées avec goût. Entre les deux, certains croient voir la place d'une porte. Il ne semble pas que ce soit le cas, car l'entrée d'une église n'est jamais au soleil levant. C'est toujours le choeur, la tête, qui est tournée vers l'Orient.
De plus à regarder la finition du travail des fenêtres, on se rend compte que s'il y a de vagues traces d'un arc, il est loin de la finition des fenêtres. Sans doute y eut-il quelques travaux réalisés à l'extérieur. En outre, on peut envisager une issue derrière l'autel, et il faut songer que si les fenêtres paraissent basses, c'est qu'aujourd'hui le terrain a été réhaussé, peut-être de plusieurs mètres.
Telles sont les deux chapelles aujourd'hui accouplées.

Cette chapelle est un Bien Communal. En 1973, sous l'impulsion de Mlle Suzanne IMBERT, Reine du Félibrige de 1934 à 1941 fut créé l'association « Les Amis de la Chapelle Saint-Joseph-des-Champs et Monuments Historiques de Roquemaure », chargée de gérer le patrimoine et d'animer cet édifice religieux avec le concours de la Municipalité et de la Paroisse.
Chaque année est organisée la Fête Annuelle de Saint-Joseph, le Dimanche avoisinant le 19 mars. L'après-midi, une messe est célébrée avec chants provençaux exécutés par un groupe folklorique.
Après entente préalable avec Mr le Curé-Doyen de Roquemaure, des offices religieux (mariages, baptêmes) peuvent être célébrés pour les voisins du quartier Saint-Joseph.
Egalement, des visites de groupes peuvent être organisées, prendre contact avec l'office de tourisme de Roquemaure (04 66 90 21 01).


La CHAPELLE SAINT SAUVEUR DE TRUEL
En 1292, le Marquis de MANDAGOTE, moine de l’abbaye de Saint André, est nommé Prieur de Saneti Salvatori de Toreularibus.
Dans le quatrième chant, de son livre « Le château de Roquemaure » Placide Cappeau, qui composa le « MINUIT CHRETIEN » indique que TRUEL, en patois « TREUI » est un hameau dépendant de la Commune de Roquemaure, qui tirait son nom de pressoirs à treuil pour les marcs de raisins et les olives, possédés jadis par les seigneurs ou par des ordres religieux.

L’église, très ancienne, qui avait un cimetière, au nord (actuellement plantation d’oliviers) aurait appartenu aux Templiers, de même que plusieurs propriétés voisines, entre autre une grande construction qui a un fort pignon sur l’angle sud-est, rasant une route déviée, et une source qu’on appelait la fontaine des moines (la font di mounié).
L’abbé GOIFFON, dans son dictionnaire du Diocèse de Nîmes, édité en 1881, indique que l’église romane était fortifiée et avait deux étages, dont la voûte primitive était fort haute, plus tard on jeta au dessous une voûte ogivale.

Il est dit également que cette église était le centre d’un prieuré qui fut d’abord uni à la mense monacale de Saint André de Villeneuve, et que plus tard, selon la tradition elle avait appartenu aux Templiers, qui changèrent le vocable de Saint Sauveur en celui de SAINT PIERRE –ES LIENS. Les chevaliers du temple en avaient fait le siège de l’une de leurs commanderies.
Il est dit également qu’au mois de Juin 1343, une bulle pontificale réunit le Prieuré de Truel à la mense abbatiale de Villeneuve, sous la charge d’une salmée de blé que l'abbé devait fournir à l’aumônier du monastère.

Dans son livre « Eglises Romanes oubliées du Bas Languedoc» paru en 1989, Pierre A. CLEMENT, indique que plusieurs éléments pourraient faire dater Saint Sauveur du Truel, de la fin du XIème siècle.

Il est rappelé que la clef de voûte du portail ouest est gravé en bas relief un personnage qui pourrait être le Christ avec un aigle sur un claveau à droite, et un palmipède sur un claveau à gauche (sur un autre document, il était écrit que le personnage était Atlas portant le monde, entouré de deux phénix ou de deux pélicans).

Il est également indiqué dans cet ouvrage que SAINT SAUVEUR DES PRESSOIRS avait peut-être succédé au moulin à huile d’une ville gallo-romaine.

A l’intérieur de l’église se trouvent un claustra roman et une vierge en bois doré, classées.
Ce petit prieuré a été acquis par Maxime TARDIEU, en 1970. il était très délabré. Il a été restauré depuis, et notamment l’ancien autel de pierre a été dépouillé des marbres (mis en 1840) qui le recouvraient. Le sol de la chapelle a été recouvert de dalle.

Actuellement des offices religieux (baptêmes, mariages) y sont célébrés sous réserve de l’accord du Curé Doyen de Roquemaure.
Des concerts ou expositions de peinture ou œuvres artistiques (respectant les lieux) y sont produits depuis 1994, le tout occasionnellement.
Des visites de groupes, demandées préalablement, peuvent être organisées.

LES RELIQUES DE SAINT VALENTIN
En 1866, un fléau anéantit la vie économique et sociale du pays. Pour la première fois en Europe, une terrible maladie de la vigne, appelée à son début « Les taches de Roquemaure », apparaît : c’est le phylloxéra.

Alors que les vignerons, ayant déjà presque tout essayé pour sauvegarder leurs vignes, voient leur avenir compromis, Maximilien Richard, riche propriétaire de Roquemaure, décide de faire l’acquisition, à Rome, des reliques d’un saint protecteur.

En ce temps là, les gens croyaient à la valeur protectrice de saintes reliques.
Ils espéraient ainsi redonner « santé et vigueur » à leurs vignes, et les protéger contre de nouveaux maux.

Un jour d’espoir...

Le 25 octobre 1868, l’évêque de Nîmes, Mgr Plantier, célèbre l’arrivée des reliques de Saint Valentin à Roquemaure, dans une grande liesse.
Sur la place de la Pousterle, le panégyrique de Saint Valentin est dit en présence d’une foule immense qui ensuite accompagne les reliques vers la Collégiale où désormais elles demeurent dans une chasse dorée à droite de l’autel.
Elles sont contenues dans deux boîtes, l’une dans le reliquaire supérieur, et l’autre placée sous la tête de l’effigie en cire.

En ce jour, une grande fête est donnée où les danses se mêlent aux chants, le son des galoubets et des tambourins résonne sur les places du village.
Les rues sont pavoisées d’oriflammes, et des arcs de triomphe ornent le village.

Valentin Protecteur du Pays :

Désormais, Valentin veille sur ce pays de la rive droite du Rhône, sur ses habitants, unis dans un même amour ou une même amitié et sur ces vignobles célèbres.
Au côté des hommes et des femmes de ce pays, Valentin leur donnera toujours, la volonté nécessaire pour surmonter les fléaux de la vie.

Une Fête Romantique :

Depuis maintenant 17ans, tous les 2 ans, nous revivons ce temps fort de l’histoire de notre pays, dans le cadre des Festivités Saint Valentin, le week end le plus proche du 14 février.

Histoire de Roquemaure